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JEAN-MAURICE GÉLINAS

L’intérêt que porte Jean-Maurice Gélinas aux grands textes et le plaisir qu’il prend à les revisiter, sa passion pour l’acteur et la mise en scène, son goût pour le lieu non-théâtral qu’il faut chaque fois réinvestir différemment, toutes ces facettes trouvent leur origine alors qu’il est étudiant au Conservatoire d’art dramatique du Québec, à Montréal. En 1971, Gélinas signe une adaptation audacieuse avec Roseline Hoffmann du Chemin de Croix de Paul Claudel qu’il met en scène à l’église Saint-Pierre-Claver de Montréal. Ce spectacle montre les premières traces de ce qui constituera son approche comme metteur en scène et directeur artistique, quelques douze années plus tard,  au sein du Théâtre Acte 3 : sens de l’image, de la lumière et de la dynamisation de l’espace, volonté de surprendre, de déstabiliser le spectateur, de communiquer avec lui, intrusion du non-acteur au cœur de la distribution, goût pour le cérémonial, le profane, la distanciation et le burlesque.

En 1983, Jean-Maurice Gélinas fonde le Théâtre Acte 3 avec les comédiennes Kateri-Hélène Racine (École Jacques Lecoq à Paris), Rachel Roy (Conservatoire d’art dramatique du Québec à Montréal) et l’artiste multidisciplinaire Guy Lapierre.  

L’aventure est lançée : de nombreux rôles exigeants l’attendent. On se souvient de ses performances dans : l’anti-pièce Outrage au public de Peter Handke, dirigée par France Arbour au Centre d’essai de l’Université de Montréal, La Voix humaine de Jean Cocteau, mis en scène par la comédienne et fondatrice du Théâtre de la Nouvelle Lune, Odette Guimond, dans une chambre de l’Hôtel Karukera. Il imagine un Événement Handke regroupant les quatre pièces dites parlées du dramaturge autrichien dans un loft de l’Édifice Cooper. Il joue Emil Jannings dans La Chevauchée sur le lac de Constance de Peter Handke, mise en scène par le théâtrologue Michel Vaïs dans les Jardins intérieurs du Collège de Maisonneuve, personnifie le frère dans Agatha de Marguerite Duras, mise en scène par Guy Lapierre dans un salon privé de l’Hôtel Karukera.

C’est en 1985, avec une pièce classique, Andromaque  de Jean Racine, qu’il renoue définitivement avec la mise en scène et la direction d’acteur. Ce spectacle présenté dans l’enceinte d’une piscine désaffectée de Montréal, le Bain Laviolette,  fait sensation. Il y joue Oreste. Dès lors, Jean-Maurice Gélinas signe la plupart des mises en scène des spectacles de la compagnie dans lesquels il interprète d’importants rôles. Il devient Hermann Quitt dans Les Gens déraisonnables sont en voie de disparition, de Peter Handke, à l’ancien immeuble du Barreau du Québec, dirige plus de vingt cinq comédiens au Bain Laviolette, dans Les Enfants terribles, co-écrit avec Guy Lapierre d’après l’œuvre de Jean Cocteau et qui obtient un retentissant succès public et critique,  renoue avec la tragédie classique en proposant une nouvelle version d’Andromaque, puis met en scène deux autres créations originales au Bain Laviolette, co-écrites avec Guy Lapierre, La Belle et la Bête et Il Lavoro – Le Travail d’Orphée à Venise.

En 1989, Jean-Maurice Gélinas aborde l’un des rôles les plus difficiles à interpréter dans le répertoire contemporain, Le Personnage combattant, de Jean Vauthier, dans une mise en scène de Guy Lapierre, au Théâtre Le Mont-Royal, à Outremont. La pièce de Vauthier suppose une prestation de près de trois heures et exige du comédien qu’il suive à la lettre d’innombrables indications scéniques imaginées par l’auteur. En 1994, autre défi, il met en scène la pièce Mariage, de Witold Gombrowicz, au Théâtre de la Bibliothèque dans laquelle il incarne le premier rôle, Henri. L’année suivante, il dirige Britannicus de Jean Racine, également au Théâtre de la Bibliothèque. En 2000, il assiste Guy Lapierre dans la création de l’œuvre de Rober Racine Le Cœur de Mattingly au Musée d’art contemporain de Montréal. À l’automne 2007, il interprète le monologue Du feu dans la tête créé d’après les Cahiers de Vaslav Nijinski par Christian Dumais-Lvowski.

Pastelliste, il expose ses œuvres inspirées par la figure légendaire de Nijinski à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, du 26 septembre au 4 novembre 2007, à Montréal. Édouard Lachapelle est le commissaire de l’exposition.

 

 

 

GUY LAPIERRE

Peintre et artiste multidisciplinaire. Études en lettres au Collège Lionel-Groulx et en scénarisation cinématographique à l’Université du Québec à Montréal. Guy Lapierre expose ses œuvres au Québec et en Ontario à partir de 1978. L’année suivante, il tient sa première exposition solo en galerie à l’Atelier J. Lukacs, rue Sherbrooke à Montréal. Depuis, il compte plusieurs expositions à son actif. Ses œuvres se retrouvent dans des collections privées au Québec, en France et aux États-Unis. 

Guy Lapierre est l’un des fondateurs du Théâtre Acte 3 et partage la direction artistique avec le comédien et metteur en scène, Jean-Maurice Gélinas. Depuis 1989, il assume également la direction générale du Théâtre Acte 3.

Dramaturge, adaptateur, répétiteur, metteur en scène, comédien, régisseur, graphiste, Guy Lapierre fait figure d’homme-orchestre. Avec Gélinas, il signe les créations originales, Les Enfants terribles et La Belle et la Bête d’après l’Oeuvre de Jean Cocteau  et la pièce, Il Lavoro - Le Travail d’Orphée à Venise. Entre 1983 et 1995 il assiste Jean-Maurice Gélinas dans les mises en scène de : Andromaque, Les Gens déraisonnables sont en voie de disparition, Les Enfants terribles, Andromaque ’86, La Belle et la Bête, Il Lavoro – Le Travail d’Orphée à Venise, Mariage et Britannicus.

Il met en scène des huis-clos, Agatha de Marguerite Duras (1984), et Le Personnage combattant, de Jean Vauthier (1989). En préparation du Personnage combattant,  présenté à Montréal, en première nord-américaine, Guy Lapierre et Jean-Maurice Gélinas travaillent en étroite collaboration avec l’auteur français Jean Vauthier, à Paris. En 2000, il signe la mise en scène d’une création originale de Rober Racine, Le Cœur de Mattingly. Il s’agit d’une coproduction du Théâtre Acte 3 et du Musée d’Art contemporain de Montréal.

En 2004, il est conférencier pour l’Exposition Jean-Cocteau au Musée des Beaux-arts de Montréal où il y présente Prière Mutilée, une suite d’œuvres inspirées d’un poème de Cocteau.

Lors du volet Automne 2007 des Saisons Nijinski à Montréal dont il est l’un des organisateurs, il dirige Jean-Maurice Gélinas dans le monologue Du feu dans la tête de Christian Dumais-Lvowski. Ce spectacle est présenté dans les Maisons de la culture Frontenac, Côte-des-Neiges et Rosemont-La Petite-Patrie. À la même période, il expose sa suite « Architectures musiciennes pour Nijinski » à la Chapelle historique du Bon-Pasteur. Édouard Lachapelle est le commissaire de l’exposition.

 


KATERI-HÉLÈNE RACINE

Après avoir complété des études en arts et en lettres, elle s’initie au travail d’interprétation à l’École d’art dramatique Marie Fresnière puis parfait sa formation à l’École Jacques Lecoq, à Paris.

Cofondatrice du Théâtre Acte 3, elle occupe de 1983 à 1989 la direction administrative et générale. Elle supervise les deux saisons des Lectures publiques d’Acte 3, pilote le projet Bain public – Bain culturel, projet d’exploitation et d’aménagement du Bain Laviolette, tout en tenant d’importants rôles à la scène.

En 1983, elle est une des deux protagonistes avec Jean-Maurice Gélinas dans Outrage au public de Peter Handke, mise en scène par France Arbour au Centre d’Essai de l’Université de Montréal. Elle reprend cette même prestation dans le cadre de l’Événement Handke présenté à l’Édifice Cooper tout en participant à Prédiction et Appel au secours, deux autres pièces de Handke.

En 1984, elle campe le personnage d’Henny Porten dans La Chevauchée sur le lac de Constance de Peter Handke que dirige Michel Vaïs dans les Jardins intérieurs du Collège de Maisonneuve, puis interprète le rôle titre dans Agatha de Marguerite Duras, mise en scène par Guy Lapierre à l’Hôtel Karukera. En 1985, elle devient Hermione dans Andromaque de Jean Racine, sous la direction de Gélinas au Bain Laviolette. La même année, elle joue Karla Heinz Lutz dans Les Gens déraisonnables sont en voie de disparition de Peter Handke, mise en scène de Jean-Maurice Gélinas à l’ancien immeuble du Barreau du Québec. Suivront les rôles de Coco Chanel dans Les Enfants terribles, à nouveau Hermione dans Andromaque `86, une nouvelle mise en scène de Gélinas, Eurydice dans  Il Lavoro / Le Travail d’Orphée à Venise et la Belle dans La Belle et la Bête, trois créations originales présentées dans l’enceinte du Bain Laviolette.

Parallèlement à de nombreuses participations à des tournages pour le cinéma, la télévision et la publicité, Kateri-Hélène Racine entreprend des études en droit, réalisant ainsi sa seconde passion.

En 1996, elle obtient son permis d’exercice de la profession d’avocate et ouvre son bureau à Montréal. Depuis 2003, elle est conseillère syndicale à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.

Kateri-Hélène agit à titre de conseillère administrative et juridique pour le Théâtre Acte 3.


 

RACHEL ROY

Après des études en interprétation au Conservatoire d’art dramatique du Québec à Montréal, Rachel Roy joue différents rôles à la télévision notamment dans une série destinée au jeune public.

Cofondatrice du Théâtre Acte 3, elle est responsable des campagnes de financement de la compagnie et des communications.

En 1984, elle est l’une des trois interprètes de l’Événement Handke notamment dans Prédiction, mise en scène par Jean-Maurice Gélinas et dans Appel au secours dirigé par Odette Guimond. Cette même année, Rachel Roy joue le rôle de Élisabeth Bergner dans La Chevauchée sur le lac de constance de Peter Handke, mise en scène de Michel Vaïs aux Jardins intérieurs du Collège de Maisonneuve puis personnifie l’auteure dans Agatha de Marguerite Duras, mise en scène par Guy Lapierre à l’Hôtel Karukera.

En 1985, elle interprète le rôle titre dans Andromaque de Jean Racine, au Bain Laviolette, celui de Paula Tax dans Les Gens déraisonnables sont en voie de disparition de Peter Handke à l’ancien immeuble du Barreau du Québec puis elle devient Greta Garbo dans Les Enfants terribles de Jean Cocteau au Bain Laviolette, trois productions dirigées par Jean-Maurice Gélinas.

En 1986, elle campe à nouveau Andromaque au Bain Laviolette dans une nouvelle mise en scène Gélinas. Depuis, elle s’est spécialisée dans l’enseignement de l’art dramatique d’abord à Montréal puis à Los Angeles où elle réside. Rachel Roy se perfectionne alors dans la direction d’acteur pour le cinéma et réalise des courts métrages.

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ADMINISTRATION

Président, direction générale et administrative, codirection artistique : Guy Lapierre
Vice-président, codirecteur artistique : Jean-Maurice Gélinas
Secrétaire-trésorier, conseiller technique : Martin Duplessis
Conseillère juridique : Me Kateri-Hélène Racine


REMERCIEMENTS

Le Théâtre Acte 3 tient à remercier tous les comédiens, concepteurs, auteurs, techniciens, commanditaires dont les noms figurent dans ce site et tout spécialement mesdames Kateri-Hélène Racine, Rachel Roy, France Arbour, Odette Guimond, Manon Choinière, ainsi que messieurs Serge Beaudoin, Martin Duplessis, Patrick Handfield, Serge Lessard, Rober Racine, Alain Renaud, Christophe Borraccino, Serge Roy, Michel Vaïs et Bernard Andrés qui ont apportés, chacun à leur façon, un apport inestimable au sein de la compagnie depuis sa fondation

 

 

 

 


IN MEMORIAM

 

Louise Lefebvre

Serge Beaudoin

Pierre-Luc Delorme

Claude Marquis

Roger Vallée

Christophe Borraccino

Claude Gai